Journal de bord - semaine 9 (du Manitoba à La Doré)

Dimanche 26 juillet

La température est extrême depuis 1 semaine. J'suis pas une fan de la chaleur.

Je gère beaucoup mieux la froideur que la chaleur.

Donc les prochaines nuits jusqu'à notre arrivée au Lac il va falloir s'assurer d'avoir accès à du 30 ampères pour pouvoir se réfrigérer un peu, durant la nuit.

On est tous les deux formels sur 1 point: il faut bien dormir la nuit si on veut faire un beau voyage.

J'ai profité de l'avant-midi pour prendre ça cool et surtout retrouver mon espace, pendant que Yanick s'est dirigé pour une ronde de golf. 

Comme on est installé ici pour 2 nuits et que l'eau et l'électricité sont branchés, l'option de ne pas tout débrancher pour aller porter mon amoureux au Club de golf, était la meilleure. Il lui restait à déterminer s'il faisait le trajet à pied ou en vélo... 

C'était de toute beauté de le voir partir comme un ti-gars au volant de mon vélo (qui ne s'était pas encore détaché de son rack), avec son sac de golf sur le dos.

De mon côté, je suis partie marcher dans les environs à la recherche d'un bord de l'eau. J'adore rester 2 nuits à la même place, ça me donne réellement l'impression d'être "presque" chez moi.

J'en ai aussi profité pour facetimer mon fistounet, ma belle-fille et ma magnifique Margot 1ère. Quelle enfant magnifique.

Je suis complètement folle raide de ma petite-fille. J'ai toujours adoré les enfants et ça toujours été facile pour moi de créer des liens avec eux. Je savais que j'adorerais avoir des petits-enfants, mais comme mon fils n'en voulait pas (avant de rencontrer sa douce), je ne m'étais jamais abandonnée à rêver l'option d'être Grand-Maman. Depuis le 29 janvier 2026, je vis une aventure d'amour extraordinaire. JAMAIS de ma vie je n'aurais imaginé aimer de cette façon. Margot, je l'aime aussi fort que j'aime Marc-Alexandre, mais avec une liberté liée à la non responsabilité qui me comble.  

En plus, c'est si facile de prendre ma place auprès de mon fils et ma belle-fille. Je suis tellement heureuse de la relation que nous avons tous les 3... je suis vraiment privilégiée.

Margot 1ère grandit à une vitesse folle... et j'ai tellement hâte de pouvoir la prendre dans mes bras à nouveaux. Dans quelques jours, ce sera possible!

Après être allés faire trempette au Lac et ensuite dans la piscine (pour se désinfecter du Lac dont l'apparence était douteuse), nous avons chillé le reste de la journée.

J'suis surprise de voir comment je suis différente dans mon quotidien. 

Comment je réussis à être réellement moi-même. 

Comment en l'espace de 2 mois, j'ai complètement mis de côté ma peur de "perdre" ou de ne plus être aimée. 

En fait, rien en moi ne se retient... je suis en toute confiance que je ne suis pas obligée de me suradapter pour faire vivre la relation... que je n'ai que moi à gérer et que ce qui doit être, sera! 

C'est donc sur la xième fois où je gagne toutes les games de Rumy, que se termine cette superbe journée à Oak Lake city au Manitoba.

Version Yanick

C’est le temps d’écrire un peu, question de garder le momentum.

Quelques jours se sont écoulés depuis mon dernier texte. Somme toute, ce fut plutôt tranquille. Au programme : un peu de golf à Oak Lake, sur un magnifique parcours. Disons qu’il faisait paraître celui de Tor Hill, joué la veille, comme un véritable champ de patates… mais bon, on ne peut pas gagner à tous les coups!

Nous en avons profité pour passer deux nuits au campground d’Oak Lake, un endroit vraiment charmant. Le lac, lui… comment dire… somme toute un peu dégueu. Ça ne nous a quand même pas empêchés d’aller nous y baigner tous les deux. Par mesure de sécurité, ou de survie, c’est selon... nous sommes ensuite allés nous « désinfecter » dans la piscine du camping. Rien comme un bon bain de chlore pour repartir à neuf!

La piscine était bondée. Plusieurs jeunes s’amusaient à faire des bombes, mais avec une certaine retenue, puisqu’un règlement les interdisait. En les regardant, je me suis dit : « Bon, quelqu’un doit bien leur montrer c’est quoi, une vraie bombe! »

Ni une ni deux, je me lance.

Je vous jure que l’effet a été immédiat! Après mon saut, les jeunes faisaient la file pour plonger à leur tour. Ils ont probablement pensé : « Si un bonhomme de 50 ans est capable de faire ça, on n’a plus d’excuses! » J’ai peut-être créé un précédent… ou une petite vague de rébellion aquatique. Heureusement, aucun maître-nageur ne m’a remis de médaille… ni de contravention!

Après avoir discrètement quitté les lieux du crime avant que quelqu’un décide d’identifier le responsable du mini-tsunami, nous sommes retournés à notre demeure roulante pour un bon souper et une soirée de repos.

Parce que les prochains jours promettent d’être beaucoup plus intenses. De longues routes nous attendent, de nouveaux parcours de golf, d’autres paysages à couper le souffle… et, qui sait, peut-être quelques nouvelles aventures qui mériteront elles aussi d’être racontées.

Apprentissage #55: Ce qui nous empêche d'être soi-même c'est souvent la peur de ne plus être aimée, d'être abandonnée ou rejetée. Quand on est suffisamment en confiance pour supporter l'inconfort de cette peur, la vie est beaucoup plus douce.


Lundi 27 juillet

C'est aujourd'hui que commence le dernier sprint pour arriver au Lac samedi midi.

Il nous reste 2 650 km et il faut les faire en 5 jours.

L'enjeu de la température suffocante, rend la Plan sans plan impossible... si on veut bien dormir et être en forme pour faire la route, il faut être connectés au 30 ampères à tous les soirs. Et ce n'est pas du tout la période pour improviser avec des terrains de camping de dernière minute.

Aujourd'hui, on a réservé chez un Host privé qui nous offre le 30A et qui est à quelques km de Falcon Lake... mais avant je tenais mordicus à arrêter à Taché sur le bord de la Transcanadienne pour voir l'affiche "Centre of/du Canada"... 

Encore une fois, Google Maps nous a fait faire un splendide détour par des routes de gravelle... et si je pensais que ça brassait lorsque j'étais au volant, je n'avais rien vu!  

Assise sur la banquette de la salle à manger (bein oui, j'ai ça une banquette de salle à manger, moi), où je m'étais installée pour travailler... le beat de la route de gravelle était: infernal!!!

Tellement qu'à quelques minutes avant d'arriver, j'étais certaine que j'allais vomir!

Je n'y suis pas retournée pour le reste du voyage. J'ai plutôt joué la co-pilote.

Arrivée à destination, je m'aperçois que c'est un endroit que j'avais déjà réservé lors de mon aller vers l'Ouest. Sauf que je ne l'avais jamais trouvé et comme j'étais brûlée raide, j'suis r'virée d'bord pour aller dans un camping.

Là on a trouvé! À 2 c'est beaucoup moins stressant!

C'est bien assis collés à l'air climatisé, devant l'ordinateur qu'on crée le plan du reste de notre voyage... en ayant quelques désaccords. 

Je propose d'intégrer des loisirs.

Il propose de rouler coûte que coûte.

On n'est pas d'accord.

On choisit donc d'y aller 24hrs à la fois et de voir comment on se sent à la fin de chacune de nos journées.

Version Yanick

Départ de Oak Lake en direction de Taché, au Manitoba, où se trouve le fameux centre géographique du Canada.

Comme à son habitude, c’est Cathy qui s’assure de me donner la destination du jour. Ce matin, elle m’annonce :

On s’en va à Taché prendre une photo au milieu du Canada.

Parfait! J’entre donc consciencieusement la petite localité dans Google Maps, convaincu que tout se passera comme sur des roulettes. Vous comprendrez rapidement, avec ce préambule, que ce ne sera pas aussi simple.

Fidèle à lui-même, Google Maps nous guide avec une précision déconcertante : « Sortez ici, tournez là, embarquez sur le chemin de gravelle, traversez la voie ferrée, reprenez à droite »

Ça brasse! Cathy essaie tant bien que mal de travailler, puis finit par me lancer son fameux :

 Chéri… je ne suis pas certaine qu’on s’en va à la bonne place.

Ah bon? Pourtant, le GPS dit qu’on est dans la bonne direction!

Alors on continue…

Des kilomètres de planche à laver. Bon, celle-là aurait été bien utile pour faire notre lavage, mais je parle évidemment de la route! 

Finalement, après un détour complètement inutile d’une trentaine de kilomètres… 🤦🏻‍♂️ nous arrivons face à l’affiche tant attendue : Centre du Canada.

Quelques photos souvenirs plus tard, nous reprenons la route en direction d’un couple qui prête généreusement un espace sur son terrain aux voyageurs nomades comme nous. Tout est bien aménagé, avec même l’électricité pour alimenter la climatisation. Et croyez-moi, elle est appréciée : encore une journée où le mercure dépasse les 30 degrés!

Une fois installés, on décide d’analyser le trajet qu’il nous reste à faire avant le retour. Petite surprise, ce ne sont pas les 30 kilomètres de détour qui changent grand-chose, mais plutôt les derniers jours où nous avons volontairement roulé moins afin de profiter pleinement du voyage. Résultat : nous avons maintenant un peu de retard sur notre itinéraire.

Alors, l’intelligence artificielle, Google Maps et Apple Plans se mettent tous à essayer de nous concocter le meilleur itinéraire. Le problème, c’est que Cathy n’est pas une grande adepte des journées de 800 ou 900 kilomètres… et, en plus, elle tient absolument à ce que je puisse jouer au golf en chemin.

Merci mon amour pour cette attention. Il se peut toutefois que ce soit un peu plus compliqué que prévu…

Finalement, notre décision est prise : je vais conduire aussi longtemps que je me sentirai en forme, puis nous trouverons un endroit où passer la nuit. Avec un peu de chance, nous réussirons à reprendre progressivement le temps que nous avons pris pour profiter des derniers jours.

On verra bien… l’aventure continue!

Apprentissage #56: Retour à l'apprentissage #36 (semaine 6). Et j'ajouterais... on ne peut pas s'attendre à avoir un résultat satisfaisant en nourrissant la démarche que d'obligations et de "Il faut que".


Mardi 28 juillet

euhhhh woooooooooooo!

5h30 Levés

6h35 Décollés

Ça m'a pris au moins 150 km pour permettre à mon cerveau de réellement être réveillé. En fait non... ce n'est pas exactement ça qui arrive, mon cerveau se réveille vite... c'est plutôt que le matin j'ai besoin de temps pour que tout se connecte ensemble afin d'éviter que mon cerveau surchauffe.

J'ai besoin de méditer pour mon connecter à mon coeur et mes ressentis.

J'ai besoin de bouger pour me connecter à mon corps.

Et ensuite je peux dire que je suis pleinement groundée, pour vivre ma journée et éviter que je sois juste dans mon "mental".

Et je pense qu'il est difficile pour moi de me starter vite le matin.

Donc ce matin, j'ai résisté.

En fait, je résiste parce que je sais que je dois renoncer à aller explorer les environs le matin en marchant, à méditer et à chiller en prenant mon matcha ou mon café. Et c'est choses-là, bein ça m'fait du bien! 

Va falloir trouver un moyen pour harmoniser nos derniers jours de voyage avec nos obligations de faire beaucoup de km et notre désir de les faire dans la joie.

Comme c'est Yanick le pro de la route et des longues distances, tu auras deviné que c'est lui qui a prit le contrôle de notre vitesse de croisière pour les prochains jours. 

Et vu qu'on a bien profité des beautés des provinces de l'Ouest la dernière semaine et que nous devons être au Lac samedi midi... pas l'choix faut rouler.

Malgré tout, les 860km se sont bien passés. J'ai même pris le volant pour les 285 derniers, parce qu'il devait retourner un appel et quelques messages.

Tout s'est bien passé, sauf le bout où j'nous ai mal enligné pour l'arrêt dans un Tim pour le café du matin... 

En fait c'est pas ce bout là qui était platte, c'est le bout où Yanick m'a "subtilement" fait la remarque. Je mets entre parenthèse parce que si tu connais mon Amoureux tu te doutes bien que c'était pas du tout subtile.

Fait que c'est à ce moment-là que j'ai décidé de prendre le bord de la banquette et d'aller "essayer" de travailler tout en me faisant brasser.

Arriver à notre camping on constate tous les deux qu'il faut trouver le moyen de rouler et faire autre chose. Et partir à 6h30 du matin n'est définitivement pas le bon moyen!

Version Yanick

Mardi 28, journée de rattrapage kilométrique. Et je vous le dis, Cathy n’est pas fan du tout de ce genre de journée. Je lui ai simplement mentionné de ne pas se casser la tête avec ça, que je m’en occupais.

Oufff… elle a trouvé la journée longue! Il faut dire que, moi, le matin, je suis du genre à me lever, prendre un café et… go, on part! Ce n’est pas du tout son rythme, alors je dois aussi m’adapter. 

À 6 h, j’étais déjà debout, prêt à partir. Elle me demande : « À quelle heure veux-tu partir? » Et moi de répondre : « Aussitôt que t’es prête. » Vous auriez dû voir son visage! Je venais d’appuyer directement sur le bouton panique. Évidemment, je me suis vite repris en lui disant : « Prends ton temps, ce n’est pas 30 minutes de plus qui vont changer la journée, surtout qu’on a 860 km à faire. »

Plan de match : on se ramasse, on se fait un café et, à 20 km de là, on arrête au Tim Hortons le plus près pour un autre bon café et un petit lunch. Je lui demande : « Tu t’occupes du Tim? » Elle me répond : « Oui, c’est sur notre route, donc go! »

Vingt ou trente kilomètres plus loin, on s’aperçoit finalement qu’il fallait entrer dans une ville pour aller au Tim… et on est tout simplement passés tout droit! Ouff… la journée commence mal.

Moi, ça ne m’affecte pas trop; je suis habitué. Mais la réalité est tout autre pour elle. Je lui dis : « Ce n’est pas grave, on trouvera bien autre chose. »

Et lorsque, après presque cinq heures de route… enfin un Tim Hortons! Mieux vaut tard que jamais. On en profite pour aller à l’épicerie juste à côté afin d’acheter notre souper, puis on reprend la route jusqu’à Marathon. On va se le dire : avec une journée comme ça, on se sent vraiment dans un marathon!

Après près de 600 km, Cathy veut prendre le volant. Je lui laisse la place pour quelques kilomètres. Elle avait besoin de s’occuper l’esprit, et ça lui a fait le plus grand bien. Pendant ce temps, j’en ai profité pour retourner quelques appels.

Finalement, nous arrivons à Penn Lake en un seul morceau, fatigués, mais très heureux de nous stationner pour enfin relaxer et profiter d’une bonne soirée bien méritée.

Apprentissage #57: La motivation ce n'est pas inné. Il faut la cultiver. Ce n'est pas en se fouettant qu'elle vient, mais en se nourrissant de ce qui nous met en joie!


Mercredi 29 juillet 

ahhhhhhhhhhhh, ça c'est un beau beat!

Je me suis perdue dans un sentier et j'ai exploré les bords d'un Lac. 

J'ai eu le temps de méditer, de prendre un café avec mon Amoureux.

Et de me préparer doucement dans la joie.

11h30 et on décolle pour encore une longue traversée jusqu'à North Bay.

Ce fut une longue journée, mais elle m'a permis de beaucoup réfléchir (encore) et de prendre conscience surtout de toutes les conditions gagnantes pour m'assurer une paix intérieure.

En fait, ce voyage m'aura permis ça: mettre le doigt sur ce que ça me prend pour nourrir mon état de sécurité qui assure ma paix intérieure. Sauf que présentement, ça va me demander encore une fois de faire des renoncements.

Comme je serai "à la maison" dans quelques jours... auprès des miens, j'aurai tout mon temps pour prendre les décisions nécessaires.

Et c'est après 840km que nous nous sommes stationnés dans le stationnement d'un Wal Mart à 21h30 pour une "j'espère" bonne nuit de sommeil.

Apprentissage #58: Lorsque la vie va vite et change... ce n'est pas le temps de prendre des décisions, il faut plutôt observer comment on se sent dans tout ça! C'est ainsi que les décisions seront plus alignées et conséquentes.


Jeudi 30 juillet

Zut, ce ne fut pas une très bonne nuit... J'pense que les cours de Wal Mart ne sont pas fait pour moi!

Rien de particulier ne m'empêchait de bien dormir et en même temps TOUT m'a empêché de bien dormir.

Je commence à ressentir la zone de changement de la fin de mon roadtripdream. 

Je trouve ça un peu platte, que je doive finir quelque chose qui est de plus en plus simple pour moi.

Les 3 dernières semaines furent faciles et agréables.

Ma semaine seule dans les Rocheuses et les 2 semaines avec la présence de Yanick, ont fait en sorte que je me suis plus facilement installée dans une zone de confort. Et là, bien j'trouve ça triste que ça se termine.

Est-ce que je vais repartir en VR après mon repos du mois d'août?

Où est-ce que je vais repartir, si je repars?

Si je ne repars pas, je fais quoi?

T'auras deviné que mon génie est en mode ébullition... ça m'aide à ne pas trop ressentir la tristesse de la fin du voyage.

Après 450 km vers Hawkesbury, nous nous arrêtons pour la nuit chez le parrain de mon amoureux. 

Un homme charmant, passionné, drôle et très heureux de nous accueillir.

La soirée n'aura pas duré longtemps pour moi, puisque mon manque de sommeil me rattrape.

Plus que 2 dodos avant d'arriver près des miens.

Apprentissage #59: Les réponses arrivent lorsque nous sommes prêtes à les entendre, mais pour cela, il faut les écouter.

 

Vendredi 31 juillet

Comme ça fait du bien, une EXCELLENTE nuit de sommeil.

Nous avons une belle grosse journée devant nous. 

J'ai plusieurs rencontres pour le travail à faire et Yanick en profitera pour aller jouer au golf à Hawkesbury.

Je suis vraiment choyée d'avoir la chance de rencontrer toutes ces femmes Fabuleuses qui viennent vers moi pour mes services ou simplement parce qu'elles sentent l'appel d'en savoir plus sur Planète Femmes.

Actuellement je m'active à créer une grosse structure pour les femmes et leur sécurité financière et ce que je croyais comme une évidence me donne un peu de fil à retordre depuis la dernière semaine. Je prends donc le temps d'en discuter avec d'autres personnes et sonder ma communauté pour m'assurer de créer une structure qui répondra réellement aux besoins des femmes.

Contribuer, ça me satisfait énormément... et ce grandiose projet je sentais qu'il m'amenait vers une très grande satisfaction... mais je sens aussi que je dois le transformer, qu'il ne sera pas exactement comme je l'avais réfléchi depuis des mois. 

4 rencontres.

Un 18 trous.

4 heures de route.

Et nous voilà ENFIN arrivés au Québec.

Nous nous installons pour la nuit chez l'oncle et la tante de Yanick de qui je suis tombée littéralement sous le charme.

J'aurais pu rester avec eux pendant des jours et des jours tellement les discussions étaient riches.

Quel bonheur de faire la connaissance d'humains aussi authentiques, libres et brillants.

Même leur chien m'a charmé.

Apprentissage #60: Quand on prend le temps d'être à l'écoute des réponses en se donnant de l'espace, on a très peu de chance de se tromper.


Samedi 1er août

Ce fut un bouleversant début de journée passée en compagnie de ce généreux couple. Dommage que nous devions partir si tôt.

Je vais revenir ici c'est certain, j'ai trop à apprendre auprès d'eux.

Je reprends le volant de mon VR avec bonheur et fierté.

Je comprends rapidement que je suis transformée.

La Cathy effrayée de conduire de 25 pieds en pleine ville de Québec, n'existe plus.

Je suis vraiment très fière de ma nouvelle posture et surtout d'avoir passé par-dessus toutes les fois où j'ai voulu "reculer".

Je roule seule, la musique dans l'tapis et je souris.

Je souris d'avoir fait plus de 12 000 km (dont 8 000 où j'ai conduit) pour réaliser mon rêve de voir les Rocheuses en VR.

Je souris d'avoir surmonté toutes mes peurs.

Je souris de m'être offert ce 62 jours d'introspection.

Je souris pour la femme que je suis devenue.

Je souris parce que la vie goûte bon.

Je souris parce que dans quelques heures je pourrai serrer mon fils et ma belle-fille dans mes bras et bécotter ma petite-fille.

La soirée fut assez challengeante par contre... puisque mon Amoureux avait un engagement et je l'accompagnais dans un rassemblement où beaucoupppppppppppp de monde était présent.

J'étais vraiment contente de revoir autant de visages connus, mais en même temps, ça faisait beaucoup à assimiler après 2 mois de "solitude" et de rythme plus lent.

Ça m'a prouvé que je devais prendre mon temps pour le retour et surtout, que je devais me mettre en mode: observation de tout ce qui va se passer dans les prochains jours/semaines pour voir ce qui me convient vraiment et prendre les décisions pour voir ce que je ferai pour la suite.

Et c'est ainsi que je passerai la nuit dans une maison "pas sur roue" après 61 jours dans mon VR.  

... mais j'ai surtout pu prendre une douche avec de la pression et ça, c'était presque: jouissif!

Version Yanick

Retour à la réalité… surtout retour à la maison.

Après plusieurs centaines de kilomètres parcourus au cours des derniers jours, nous avons fait un petit arrêt chez mon parrain, en Ontario, question de lui rendre visite et de lui présenter Cathy. Comme il est un grand adepte du camping, je peux vous dire que nous étions très bien installés.

Par la suite, retour au Québec avec un autre arrêt chez ma famille, autant pour récupérer mon véhicule, qui était resté chez Laval et Lucie à Québec, que pour passer un peu de temps avec eux. Pour Cathy, ce furent de très belles découvertes. De mon côté, cette visite m’a permis de reconnecter avec ma famille, mais aussi avec une partie de son histoire.

Nous voilà maintenant de retour à la maison, avec nos inquiétudes, nos envies, nos souvenirs et nos histoires à raconter, mais aussi avec beaucoup d’inconnu pour elle comme pour moi. Une chose est certaine, vous l’aurez sûrement constaté au fil de ce voyage : nous avons tous les deux une grande capacité d’adaptation.

Les prochaines semaines seront consacrées à l’apprentissage de cette nouvelle réalité, mais aussi à savourer les souvenirs de ce magnifique voyage. Et qui sait… peut-être commencerons-nous déjà à préparer le prochain.

Apprentissage #61: Avoir peur, ce n'est pas un signe que ce n'est pas fait pour nous, c'est un signe que c'est exactement là où on doit aller pour devenir "plus grande".


Dimanche 2 août

Après quelques secondes d'hésitation, j'ai réalisé que je n'étais pas dans "mon" lit, au moment où j'ai ouvert mes yeux. Yanick dort encore et je décide de me lever et sans hésiter... je m'empresse d'aller m'installer dans mon VR pour méditer. 

C'est vraiment MON espace. 

Ahhhh,.... s'il pouvait être habitable 4 saisons!

Je n'ai pas l'intention de bouger beaucoup aujourd'hui!

Mon seul objectif de la journée: passer à travers la montagne de lavage (je crois que ça fait 3 semaines que je n'en n'ai pas fait).

Pour le reste... on verra!

Et voilà, c'est ici que je termine la rédaction quotidienne de mon journal de bord (pour l'instant).

J'ai besoin aussi de libérer cet espace.

Je te remercie énormément de m'avoir lu, suivi et répondu.

Ta présence m'a été bénéfique et je te suis très reconnaissante.

Si tu as envie de savoir ce que sera la suite, tu peux me suivre sur Facebook... et qui sait, peut-être que je recommencerai à venir rédiger un journal de bord tout bientôt!

Apprentissage #62: Libérer de l'espace, tolérer le vide que ça crée... permet de faire naître du nouveau en s'assurant que ce soit réellement aligné avec ses besoins. 


P.S. La 1ère photo... c'est le moment où je me suis sentie le mieux seule!

  

P.P.S. La 2e photo... c'est le moment où je me suis sentie le mieux à deux!








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