Belle Humaine ambitieuse, c'pas dans ta tête!

Toi qui n'oses pas dire que t'es épuisée.

Toi qui es forte en public et à boutte en privé.

Toi qui avance encore, même si tout est lourd présentement.

On va s'dire la vérité, parce qu'on l'ressent toutes.

T'sé Belle Humaine, c'pas dans ta tête.

Les systèmes ont été construits par et pour d'autres réalités que celles dans lesquelles on vit actuellement.

Pis là, ils craquent.

On entend des discours qui ne résonnent pas du tout avec ce qu'on ressent.

On nous bombarde de solutions qui ne nous conviennent pas.

On entend des dirigeants nous parler comme on parlait aux citoyens des années '60.

Pis c'te réalité-là, mérite qu'on la nomme, sans jugement, sans solution toutes faites, sans conseil non sollicité.

C'que j'observe chez les femmes qui m'entourent c'est que "presque" tout l'monde se questionne.

L'entrepreneure regarde des offres d'emploi en cachette, le soir.

La salariée, rêve de s'partir à son compte.

Celle qui travaille pour elle-même cherche la sécurité d'un salaire fixe.

Celle qui a un salaire fixe cherche la liberté de créer quelque chose à elle.

Et toutes les deux... au fond, veulent la même chose.

Se sentir vivantes dans ce qu'elles font.

Avoir l'impression que leur énergie crée quelque chose qui a du sens.

Être reconnues pour qui on est vraiment, pas juste pour ce qu'on produit.

C'est universel, c'est humain... et on ne le nomme pas clairement.

Mais, au fond d'nous on l'sait!  On l'sait qu'on n’est pas seules à ressentir ça.

Sauf, qu'on continue quand même à avancer chacune dans notr'coin.

Chacune avec ses stratégies.

Chacune à porter son monde toute seule.

Comme si s'allier c'était un aveu de faiblesse, qui nous faisait PERDRE quelque chose.

Fait que on se surcharge, parce qu'on souhaite TOUT faire, TOUTES seules, comme des grandes!

Pis on s'épuise à courir après quelque chose qui ne tient plus.

Parce que pu rien peut tourner comme avant.

T'sé, on l'sait que les choses doivent changer.

On l'sait que ça prendrait une masse collective pour que ce soit plus fluide, plus harmonieux, plus humain.

On la veut cette masse collective, mais on attend que l'autre commence.

Parce que s'allier, pour vrai, ça demande de renoncer au confort de l'individualité.

À la prévisibilité de faire les choses seule, à notre façon, à notre rythme.

Pis c'est là que ça crounche.

Parce que le vrai changement, le réel, ne viendra pas si on en fait plus.

Le vrai changement il va arriver parce qu'on va faire AUTREMENT.

Faire autrement et ENSEMBLE.

Mais comment ?

Par où on commence, tu m'diras ?

J'pense que la réponse on la sait!

T'sé, les derniers temps, j'me suis rendue compte de quelque chose.

Peu importe le chemin qu'une femme essaie d'emprunter pour s'éloigner de ce qu'elle sent être sa mission, la vie la ramène toujours.

TOUJOURS

L'entrepreneure qui veut tout lâcher retrouve son feu, le lendemain matin.

La salariée qui remet son rêve à plus tard finit par sentir que ce report l'alourdit avec le temps.

Parce qu'une femme qui a une mission, elle peut douter.

Elle peut s'épuiser.

Elle peut chercher une sortie.

Mais quelque chose en elle résiste à l'abandon.

Parce que cette mission, c'pas juste ce qu'on fait... C'est c'qu'on EST.

Sauf que c'qui bloque souvent, pis qu'on n'ose pas regarder, c'est qu'on cherche souvent la solution à l'extérieur de nous.

Une nouvelle stratégie.

Un nouveau poste.

Un nouveau projet.

Une nouvelle formation.

Une nouvelle activité.

Un nouveau sport.

Un nouveau médicament.

Un nouveau chum.

Pis des fois, oui, ça change les choses, mais la plupart du temps, ça dure pas longtemps.

C'qui bloque, c'est ce qui se passe entre nos excellentes idées et nos actions.

Le moment où on prend: la DÉCISION.

Mais t'sé... on résiste!

On doute au lieu de décider.

On recule au lieu de s'affirmer.

On accepte de laisser notre énergie se perdre au lieu de l'utiliser pour créer.

On laisse la peur parler plus fort que notre grande vision.

C'pas un manque de savoir.

C'pas un manque de talent.

C'pas un manque de volonté.

C'est souvent un manque d'amour propre et de confiance.

C'est un manque d'ancrage dans notre posture / notre identité.

Ce qu'on s'autorise à vouloir, à recevoir réellement.

Ce qu'on s'autorise à incarner pleinement.

Parce que quand notre posture/identité n'est pas solide, même les plus beaux rêves du monde restent dans l'intangible.

Pis quand on est plusieurs femmes solides dans notre posture / identité, on crée quelque chose que l'individualité ne pourra jamais créer.

Le COLLECTIF, c'est à mon avis... La piste de solution pour créer du nouveau, sans en faire plus.

Pas parce qu'on s'est mises d'accord sur tout, mais parce qu'on a chacune choisi de se tenir droite dans ce qu'on est.

Parce qu'on a choisi que notre zone de confort collective vaut plus que notre confort individuel.

C'est ça la vraie masse collective.

Pas des femmes qui font plus.

Des femmes qui font mieux, ensemble!

Moi j'pense vraiment que cette période de quête de sens que traverse notre monde, c'est un signal.

Un signal que quelque chose doit évoluer.

Pas de l'extérieur, mais de l'intérieur.

Dans la façon dont on se voit.

Dans ce qu'on s'autorise.

Dans la posture avec laquelle on avance.

Les femmes que j'admire le plus, elles doutent souvent... mais elles choisissent de se solidifier quand même.

Elles ne font pas continuellement semblant que tout va bien.

Elles choisissent de se tenir droite, même quand c'est lourd.

Parce que le monde n'a pas besoin de femmes qui en font plus... il a besoin de femmes qui sont prêtes à être réellement elles-mêmes et à porter leur mission, avec authenticité et féminité.

Seras-tu cette femme, qui renonce à faire PLUS, en choisissant de faire MIEUX, en Collectif?




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